Mali : Quand la crise du carburant devient un terrain de jeu pour les profiteurs

Les autorités maliennes augmentent les prix du carburant tout en accusant des « acteurs économiques » de gonfler leurs tarifs. Une belle danse de l’absurde en pleine pénurie.

Ah, le Mali ! Ce pays où les pénuries de carburant se transforment en un véritable spectacle de marionnettes : d’un côté, les autorités de transition qui augmentent les prix réglementés du carburant, et de l’autre, des « acteurs économiques » mystérieux, accusés de profiter de la situation. Qui a dit que la comédie politique était morte ?

Ce qui se passe réellement

Depuis le début de la semaine, les habitants de Bamako se battent pour un peu de gasoil. Les stations-service, encore ouvertes, sont prises d’assaut, tandis que l’électricité se fait rare, avec des coupures pouvant atteindre 24 heures. Le gouvernement, dans un élan de générosité, a annoncé l’arrivée de « plusieurs centaines de camions-citernes » escortés par l’armée, comme si cela allait résoudre tous les problèmes d’approvisionnement causés par l’embargo jihadiste.

Mais ce n’est pas tout ! L’État a décidé d’augmenter les prix subventionnés du carburant, en réponse à la crise mondiale liée à la guerre au Moyen-Orient. Et voilà que les autorités s’étonnent que certains transporteurs augmentent leurs tarifs de manière « non proportionnelle ». Quelle surprise !

« Augmentation de prix injustifiée »

Le ministère de l’Industrie et du commerce s’insurge : « Aucune augmentation de prix injustifiée ne sera tolérée ! » Mais qui sont ces « certains acteurs économiques » ? Mystère et boule de gomme. Les autorités ne désignent personne, mais promettent des sanctions. C’est un peu comme si un professeur annonçait qu’il va punir la classe sans jamais dire qui a fait le bazar.

Gasoil, industriels, transporteurs et marché noir

Le Conseil national du patronat du Mali reste silencieux, tandis qu’un chef d’entreprise rappelle que le gasoil a augmenté de 30%. Les transporteurs, eux, n’ont pas le choix : ils doivent répercuter ces coûts. Mais attention, certains en profitent, et les augmentations sont parfois démesurées. Le marché noir, lui, prospère, car les opérateurs doivent bien se fournir quelque part !

Gouverner en pointant du doigt

Un ancien ministre, opposant au régime, déclare que « quand on gouverne en pointant toujours les autres du doigt, on devient inaudible ». Une belle façon de rappeler que la responsabilité devrait être partagée, et que les militaires au pouvoir feraient mieux de dialoguer avec les acteurs économiques au lieu de jouer les accusateurs.

Pourquoi cela dérange

Cette situation met en lumière une incohérence flagrante : les autorités augmentent les prix sans concertation, puis accusent les autres de profiter de la crise. C’est un peu comme si un chef cuisinier brûlait son plat et blâmait le four pour sa mauvaise cuisson.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont directes : les habitants souffrent de la hausse des prix, tandis que l’économie nationale est mise à mal. Les coupures d’électricité et les pénuries de carburant ne font qu’aggraver la situation. Les promesses de solutions à long terme, comme la création d’un « stock national de sécurité de produits pétroliers », semblent plus être un effet d’annonce qu’une véritable stratégie.

Lecture satirique

En somme, le discours politique se résume à une belle pièce de théâtre : des acteurs qui se renvoient la balle, des promesses non tenues et une population qui paie le prix fort. La réalité est que les autorités semblent plus préoccupées par leur image que par la situation des citoyens.

Effet miroir international

Cette situation rappelle les dérives autoritaires ailleurs dans le monde, où les gouvernements pointent du doigt des boucs émissaires tout en échappant à leurs responsabilités. Une belle leçon de politique à l’échelle mondiale, où l’absurde devient la norme.

À quoi s’attendre

À court terme, il est peu probable que la situation s’améliore. Les tensions économiques risquent de s’intensifier, et les autorités devront faire face à la colère d’une population déjà à bout.

Sources

Source : www.rfi.fr

Visuel — Source : www.rfi.fr
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